Ou plutôt Spidercat !
Car j'ai jouer au roi des acrobates ce week-end. J'en pouvais plus, enfermer dans cet appart en rez de jardin, avec fleurs, feuilles, plantes, bestioles et Louloute dehors, moi, ça m'a monté au cerveau. Par deux fois je me suis fais la malle, et par deux fois j'ai été obliger de me la jouer spiderman pour entrevoir un bout de liberté.
La première, c'était samedi. La fenêtre de la cuisine était ouverte. Alors moi, le plus simplement du monde, je saute sur le plan de travail, en m'agrippant un peu car j'ai le saut encore un peu cour. Puis après, c'est un jeu d'enfant, j'arrive près de la fenêtre, je saute sur la terrasse via la table de jardin, un bon gros mètre cinquante plus loin, un peu en contrebas. Ensuite, jeu d'enfant. Saut de carpe sur le barbecue, puis saut en bas de la clôture, à moi la liberté !!!!
Sauf que je me suis attardé derrière un buisson de fleurs sauvages dont les effluves m'ont perturbé le système cognitif, et je me suis fait reprendre, comme on pêche du saumon fumé dans les rayons de carrefour...
La seconde, c'était dimanche. Et là, j'ai été au top. Mon maître avait ouvert le vasistas de la mezzanine, afin d'aérer un peu son odeur de chacal. Je suis monté le voir, ni vu ni connu j't'embrouille, j'ai retapissé la chose. J'ai attendu au pied des escaliers, genre je gratte sur mon grattoir, qu'il s'en aille ranger des trucs, puis je suis monté, me suis glisser par la fenêtre juste assez ouverte pour mon petit cul. Je n'avais plus alors qu'à sauter sur le toit plat du voisin, et hop, zou, la liberté !
J'ai entendu mes maîtres me chercher pendant une dizaine de minutes, avant qu'ils me trouvent. Mais là, pas question de ressembler à du saumon fumé. Alors que mon maître a fait un peu d'acrobatie pour me rejoindre sur le toit, j'ai élaboré mon plan de sauvetage. Zou, je lui fonce dessus !
A portée de ses paluches, je vire à gauche, et hop, je saute dans le vide ... oui, le vide ! Du toit, l'équivalent d'un premier étage ! Yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaoooouuuuu !!!!!
Hop, arrive le mur de la maison, c'est du crépi, je m'y accroche. Je veux grimper, mais je reste quimper, je n'y arrive pas, mes forces m'ont abandonnée, un regain de lucidité me traverse l'esprit ... Mais quoi donc que je viens de faire là ? Serai je maboul, barjot ?
Je sais pas, mais je redescend à terre, et je me fou à coté de la fenêtre, miaulant qu'on m'ouvre, j'ai faim, car les émotions, grosses comme celles là, ça creuse !